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22.11.2007
Métier ou hobbie ?
Métier ou hobbie ?
Le SNALC-CSEN, deuxième syndicat le plus représenté chez les professeurs du second degré, a appris avec mécontentement , à la lecture d’une dépêche AEF du 19 novembre 2007, que le Ministre de l’Education nationale envisageait de transformer douze spécialités de BEP d’ici à la rentrée 2008.
Si la volonté du Ministre de généraliser le bac professionnel en trois ans d’ici 2010 ne reçoit pas l’assentiment du SNALC, la décision consistant à accélérer le processus sans la moindre concertation suscite sa totale réprobation.
En faisant disparaître le BEP, pourtant considéré à juste titre par le passé comme une étape essentielle vers le bac professionnel, le ministère vide ce dernier de sa substance et des spécificités professionnelles qui faisaient sa force. Le SNALC-CSEN se demande en particulier en quoi la réduction d’une année de la scolarité améliorera l’insertion professionnelle des bacheliers.
Le SNALC-CSEN craint désormais que la revalorisation de l’enseignement professionnel soit l’arbre qui cache la forêt des réductions budgétaires et de la mise en place du lycée unique, perpétuant la tradition des gouvernements successifs de considérer tout travail autre qu’intellectuel comme un simple passe-temps.
Paris, le 22 novembre 2007
23:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.11.2007
Les Editoriaux de la QU - n°1282
Un sondage fort intéressant, paru dans le quotidien Le Figaro du mardi 9 Octobre 2007, "révèle" une vérité que le SNALC formulait à la criée depuis fort longtemps : les Français plébiscitent l’autorité à l’école. Que la proclamation d’une telle évidence nous semble un peu tardive ne nous conduira pas, pour autant, à bouder notre plaisir, mais …
66 % des Français, selon la Sofres, sont favorables au port de l’uniforme, (alors qu’ils n’ont de cesse de vêtir leurs enfants avec des marques), 79 % estiment que les élèves, souvent élevés dans le laxisme familial et devant la télévision, doivent se lever quand le professeur entre dans la classe et 78 % souhaitent que les portables, dont ils ont pourtant grand soin de doter leur progéniture, soient interdits dans l’enceinte des établissements … Il est donc légitime de penser que nos concitoyens veulent voir réaffirmées les marques extérieures du respect et de l’autorité … qu’ils sont incapables d’imposer à leurs propres enfants.
On notera avec intérêt, dans le même temps, que 70 % des Français souhaitent aligner notre système scolaire sur celui de l’Allemagne, en supprimant les cours de l’après midi, que 70 %, toujours, approuvent la fermeture des écoles le samedi mais qu’ils sont 87 % à plébisciter les études surveillées. Dans le même ordre d’idée, on remarquera que 63 % sont hostiles à la suppression du travail à la maison … Drôle de configuration : suppression des cours l’après midi, puis étude surveillée, puis travail à la maison … Est-ce bien raisonnable ?
72 % des parents estiment que l’école ne prépare pas correctement l’insertion dans le monde du travail, 55 % pensent qu’il faut orienter certains élèves vers des métiers techniques dès 14 ans. 44 %, (contre 42 %) sont opposés à la scolarité obligatoire jusqu’à 16ans et 48 % considèrent qu’il est nécessaire de limiter les redoublements.
Il ressort d’une telle enquête que le seul faisceau de réponses qui ne s’avère pas paradoxal ou contradictoire concerne la nécessité d’en finir avec le modèle actuel du collège et fait de l’enseignement professionnel le mal aimé du système scolaire … Pour le reste, une fois de plus, les vraies questions n’ont pas été posées. Pourquoi ne pas demander à l’opinion ce qu’elle pense du passage automatique, du collège unique, du baccalauréat distribué comme un droit de l’homme, de la multiplication des "activités" périscolaires et de la "pédagogie de la promenade" ? Sans doute connaît-on trop bien les réponses !
En attendant, ballottée entre les rives en demi-teinte du pédagogiquement correct et du langage politico-médiatique, "l’opinion" pourra hésiter, longtemps encore, entre rigueurs du cilice et douceurs de la licence … A la grande satisfaction des idéologues et au détriment des jeunes de ce pays.
Bernard KUNTZ – le 12 octobre 2007
22:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.11.2007
Les neurones de la lecture
Les neurones de la lecture
Un livre à mettre dans les mains de tout "instit." et tout "prof." !
Auteur : Stanislas Dehaene - Professeur au Collège de France - Membre de l'Académie des Sciences
Le cerveau de l'homme n'est pas initialement fait pour la lecture et l'écriture ! L'écriture existe depuis six mille ans. Le processus génétique n'a pas eu le temps de développer les circuits cérébraux adaptés… Certains neurones doivent être détournés de leur fonction initiale (recyclage neuronal), ce qui induit un apprentissage méthodique important.
Voilà qui réduit à néant toutes les théories mythiques des méthodes idéographiques telles la lecture globale et ses dérivées associées. Mais pas uniquement en ce qui nous concerne dans le secondaire, il en est de même pour toutes les théories sur la construction des savoirs par l'élève lui-même. Dans la même veine, la pédagogie transversale et autres TPE supposent d'abord une bonne maitrise des sciences de base pour dépasser le niveau de la "culture de salon"…
En fait les "modernistes", qui traitent si facilement leurs contestataires de passéistes postulant que l'élève doit redécouvrir par lui-même les fruits de milliers d'années de progrès et de découvertes, sont bien des bonimenteurs niant les acquis du savoir.
Le SNALC, qui dénonce depuis des années tous les Diafoirus qui se cachent derrière les maitres en "sciences de l'éducation", se voit encore une fois conforté dans ses analyses.
La publication de ce livre s'est faite initialement dans la plus grande discrétion. En effet, il ne se veut pas racoleur et surtout, il ne va pas dans le sens du "politiquement correct" en cours dans l'Education nationale… Arrivant au milieu de la contestation du mode de fonctionnement de l'Ecole, son importance devrait s'imposer.
JPSM
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Depuis toujours, le SNALC défend la raison d'être de l'Ecole :
" La transmission des savoirs et des savoir-faire ".
Il n'y a pas de meilleur moyen pour l'Ecole
de remplir son rôle éducatif et d'assurer la promotion sociale !
En face, outre les pédagogistes, il n'y a que ceux qui au prétexte
de lutter contre le déterminisme social n'ont d'autre projet que
"les moyens ! les moyens !" pour mieux participer à l'échec de l'Ecole !
Aux enseignants de décider où sont leurs intérêts !
19:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
REFORMER DANS LE BON ORDRE
REFORMER DANS LE BON ORDRE
Face à la montée de la contestation dans les facultés, le SNALC-CSEN constate, une fois de plus, que toute réforme de l’enseignement supérieur se heurte à l’opposition de la plupart des syndicats étudiants. Cette situation le démontre de manière évidente : réformer d’abord l’université ou le lycée, sans s’attaquer, au préalable, à l’école primaire et au collège, conduit le système scolaire à des crises successives et à leur orchestration pour des motifs politiques.
Le SNALC-CSEN, conscient des risques permanents de généralisation de ces troubles à l’ensemble du système éducatif, demande à nouveau au gouvernement d’abroger le collège unique et d’en finir avec le passage automatique dans la section supérieure. Le SNALC-CSEN propose de diversifier les parcours, de revaloriser l’enseignement professionnel et de reconstruire le système d’orientation.
Le SNALC-CSEN considère que la grande misère de l’université française est essentiellement liée à la démagogie et au laxisme qui sévissent au sein du système éducatif. Cette situation conduit à distribuer à une large majorité de la classe d’âge, des diplômes frelatés qui ne garantissent plus un niveau compatible avec les exigences de l’enseignement supérieur, tout en favorisant une massification aveugle de filières sans débouchés.
Paris, le 9 novembre 2007
12:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note