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27.01.2008

LES CONSEILLEURS NE SERONT PAS LES PAYEURS


LES CONSEILLEURS NE SERONT PAS LES PAYEURS.

Le SNALC-CSEN, second syndicat le plus représenté de l’enseignement secondaire, trouve de plus en plus inquiétants les projets que les conseilleurs de tous ordres proposent au Ministre de l’Education nationale.
Le dernier en date, que l’ex-conseiller de la candidate malheureuse à l’investiture suprême a dû retrouver dans ses cartons de campagne, dépasse vraiment les bornes : en proposant l’évaluation des professeurs par les élèves, monsieur ATTALI exauce à la fois le rêve des inconditionnels du système éducatif anglo-saxon, et celui, démagogique et revanchard, d’une société qui rêve de croquer de l’enseignant. A écouter sa base, le SNALC-CSEN émet par ailleurs quelques doutes sur l’objectivité de cette future notation…
Le SNALC-CSEN s’inquiète sérieusement de voir Xavier DARCOS, estimé pour ses compétences et reconnu par l’ensemble de la profession lors de sa prise de fonction, assailli de préceptes dits novateurs délivrés par des incompétents, qui serrent la main à gauche et tendent la sébile à droite.

Paris le 25 janvier 2008

21.01.2008

RAPPORT ATTALI : APRES LES INSPECTEURS, MAINTENANT LES ELEVES

Un avenir radieux s'offre à nous... Pourquoi cette sinistrose endémique chez les enseignants ?... Elle est belle, la vie, non?



Méditez les pensées du petit livre attaliesque :



Proposition 5 : "Evaluer les professeurs sur leur capacité à faire progresser tous les élèves": le rapport prévoit des évaluations de chaque école, rendues publiques, et une évaluation des enseignants par leurs élèves, en plus des inspections"



Propositions 252 et 253: Rémunération des fonctionnaires: mettre en place des primes liées à la performance collective et individuelle des agents...


ça promet ! non ?

13.01.2008

EDITORIAL QU 1285 : UN CONGRES POUR UN ESPOIR

EDITORIAL DE LA QU1285



UN CONGRES POUR UN ESPOIR



Du 22 au 26 octobre 2007, ce sont près de deux cents militants et responsables du SNALC-CSEN qui se sont penchés sur le devenir de l’Education Nationale, avec pour seule ambition de proposer des évolutions conformes à l’intérêt de nos élèves, des professeurs et de la Nation tout entière. De l’avis de tous les participants, cette semaine studieuse fut un grand succès et les textes établis par l’ensemble des commissions, votés presque tous à l’unanimité, témoignent de l’enthousiasme communicatif sous l’égide duquel s’achevèrent chaleureusement nos travaux.



Depuis plusieurs décennies, divers processus caractérisent le système éducatif français :

• La réforme Haby de 1976, en instaurant le collège unique, a logiquement débouché sur une "massification" qui s’est progressivement étendue à l’ensemble du système scolaire et universitaire.

• Si cette "massification" n’a pas, à ce jour, entraîné une implosion générale du système, elle s’est accompagnée d’une augmentation sans précédent de la part de PIB consacrée à l’Education, 6,8 % en 2006, d’une aggravation, non moins sans précédent, des inégalités face à la réussite scolaire, et d’une baisse du niveau que nul observateur de bonne foi, au regard des comparaisons internationales, ne saurait plus contester. Dans le même temps, la violence à l’Ecole et le malaise des enseignants provoquent, à jet continu, une succession de crises qui altèrent le bon fonctionnement de l’Institution.

• Pour tenter de faire face à cette crise, les pouvoirs publics, sous la pression des syndicats majoritaires, ont progressivement imposé une politique fondée exclusivement sur la "remédiation" et le "pédagogisme", censés répondre aux exigences de la démocratie et de la modernité. Les IUFM, créés, sous l’égide des "sciences de l’Education", en dépit des efforts et de la résistance de nombreux formateurs, se sont avérés, dans l’ensemble, incapables de fournir aux jeunes enseignants la formation de qualité à laquelle ils aspirent.



Il est clair, à ce jour, qu’une page doit se tourner et qu’il faut amorcer un nouveau cycle : Le SNALCCSEN s’est donc attaché, les pages qui suivent en témoignent, à fournir tous les éléments d’une réforme salvatrice. Il y a lieu, désormais, d’en finir une bonne fois avec le "moule unique" et de proposer, à tous les jeunes de ce pays, une formation qui les conduise à la réussite. Pour ce faire, il n’existe pas d’autre solution qu’une diversification des parcours, un rééquilibrage des filières au lycée, une revalorisation des enseignements technologiques et professionnels. Une telle orientation, en rupture avec les échecs des politiques antérieures, briserait la logique du "toujours plus de moyens" qui pollue le débat sur l’Education et constituerait, enfin, une véritable alternative scolaire pour le futur.



Non, les syndicats ne sont pas tous des machines à s’opposer au progrès. Il en est, au contraire, qui s’acharnent, contre vents et marées, à formuler de vraies propositions pour un véritable progrès.



Je laisse à nos lecteurs le soin de découvrir l’ensemble de nos travaux dans les pages qui suivent.



Avec le SNALC-CSEN, l’espoir est à nouveau permis.



Bernard KUNTZ – 30 novembre 2007

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