« Enseigner en 2008 | Page d'accueil | LE TEMPS DES CERISES ET DES PROMESSES NON TENUES. »
22.04.2008
DECLARATION DU SNALC-CSEN du 18.04.08
DECLARATION DU SNALC-CSEN
CAPA de révision en notation administrative
des certifiés du 18 avril 2008-04-19
Une CAPA de révision en notation administrative devrait être un instant où s'effectue le bilan sur la manière de servir d'un enseignant, de façon à renforcer la qualité du service public d'enseignement.
Désormais, ce ne peut plus être le cas tant notre École s'est transformée en un supermarché où il s'agit de satisfaire une clientèle qu'il faut choyer, flatter…
En effet, nous observons la disparition progressive du Chef d'établissement, référence reconnue de l'ensemble de la communauté éducative, remplacé par un manageur pour qui les personnels sont les outils d'une politique de culture de résultats apparents. La tendance s'accélère, ainsi nous a été signalé le comportement d'adjoint au chef d'établissement – encore stagiaire – convoquant tel collègue, dont la moyenne de classe ne lui paraît pas suffisante, lui susurrant la menace à peine voilée d'une demande d'inspection. Outre la responsabilité individuelle de s'impliquer dans de telles pratiques, ce qui est en cause, c'est une formation dévoyée de la hiérarchie, volonté des décideurs les plus proches du pouvoir. Cette politique managériale conduit à des situations extrêmement dangereuses dans certains établissements. Le SNALC affirme que, désormais, dans l'académie de Bordeaux, nous risquons plusieurs "Berlaimont" chaque année scolaire. Nombre de professeurs, confirmés et expérimentés, qui croyaient être à l'abri de certaines difficultés, ne tiennent plus leurs classes.
Notre inquiétude grandit lorsqu'on observe que les événements les plus graves sont occultés au point d'être ignorés des responsables les plus élevés de l'académie, et, pour être connus, doivent paraître dans la presse. Notre inquiétude est immense lorsque, avertis, les responsables de l'académie mettent deux semaines pour réagir face à une situation qui comporte des risques.
Que dire quand la responsabilité de la situation est rejetée sur les enseignants, jusqu'à prétendre qu'ils provoquent les élèves ?
Jusqu'à présent, le SNALC " a joué le jeu " du recours à son administration. Maintenant, devant le comportement de celle-ci, pour le moins passive, nous nous exprimerons publiquement, puisque nous n'avons pu être entendus d'elle.
Le SNALC reprend et fait siens les propos du ministre de l'Éducation nationale en réponse à une question écrite au Sénat le 7 février 2008 : "Le respect des enseignants est décisif pour assurer les conditions de l'apprentissage serein auquel ont droit tous les enfants de la nation."
11:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ecrire un commentaire