« 2008-04 | Page d'accueil | 2008-06 »

28.05.2008

Rénovation de la voie professionnelle

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Rénovation de la voie professionnelle :

entre chemin pavé de bonnes intentions et miroir aux alouettes !

Le SNALC-CSEN qui a participé à toutes les réunions du protocole de discussion sur la revalorisation de la voie professionnelle a été le premier, dès le 30 avril, à annoncer qu’il ne signerait pas le protocole d’accord. Le SNALC-CSEN estime que ce texte, qui sert de base à cette rénovation, n’offre aucune garantie sur l’amélioration des conditions d’exercice des professeurs et des conditions de réussite des élèves. Pire, Le SNALC-CSEN redoute que ce projet ne soit le prétexte à la mise en place des « dangereuses » recommandations du rapport Pochard sur la condition enseignante !Le SNALC-CSEN déplore que le ministère, lors de ses récentes déclarations, se soit limité à des effets d’annonce.

S’il est prévu d’inscrire dans les statuts des Professeurs de Lycée Professionnel la possibilité d’enseigner en classe de BTS, le SNALC-CSEN continue à se demander comment y parvenir, sachant que les postes sont déjà occupés par des Professeurs Agrégés ou Certifiés. Envisager de déshabiller Pierre pour habiller Paul au moment même où de nombreux collègues voient leurs postes supprimés afin de dégager des heures supplémentaires (qui bénéficieront à d’autres), serait perçu comme une nouvelle provocation.

Si, comme le prévoyait l’une des propositions du SNALC-CSEN, les Professeurs de Lycée Professionnel peuvent, comme leurs homologues, bénéficier des décharges statuaires, il serait mal venu de laisser croire que tous les professeurs en classe de terminale du baccalauréat professionnel bénéficieront d’une augmentation annuelle de 1500 €. Seuls pourront bénéficier d’une augmentation ceux qui répondront aux critères déjà définis par les textes en vigueur et éventuellement à hauteur de 1500 € en cas de cumul (heures de décharge, professeur principal, ...) .

Le SNALC-CSEN estime qu’il est temps pour le ministère de chiffrer son projet en annonçant enfin le nombre d’ouvertures et de fermetures de sections de Baccalauréat Professionnel, de BEP et de CAP qu’il prévoit.

Si le ministère, dans le cadre de la lutte face aux sorties scolaires sans qualification, n’envisage pas d’étendre la possibilité d’orientation d’élèves dès la classe de quatrième vers le lycée professionnel, et s’il n’envisage pas la création de classes préparatoires au sein de ces établissements qui seront destinés à assurer la réussite de ces élèves dans l’enseignement supérieur de type BTS, le SNALC-CSEN maintiendra son refus de signer le protocole d’accord et continuera d’affirmer que le ministère envisage une simple restructuration de cette voie de formation plutôt qu’une véritable revalorisation !

Paris le 28 mai 2008

22.05.2008

ON NE PEUT CHANGER D'ELEVES, CHANGEONS DE PROFS....

Une enseignante en passe d'être révoquée :

"A la porte du lycée professionnel Arthur-Rimbaud à La Courneuve, Thérèse Chérifi est entourée de syndicalistes qui, pour la défendre, empiètent parfois sur sa parole. Elle explique qu’elle a travaillé dans des conditions difficiles, souvent «tiré la sonnette d’alarme». C’est resté sans réponses. «A aucun moment je n’ai trouvé de l’écoute», explique-t-elle. «On m’a dit : "Fermez la porte [de la classe, ndlr] et débrouillez-vous."» Thérèse croit savoir la raison profonde de son licenciement : «C’est à cause de mon âge et pour récupérer des postes.» Au lycée, ses collègues se sont mis en grève vendredi. Les syndicalistes (CGT, FO et Snes) ont jugé son licenciement «injuste et scandaleux». Certains parlent d’acharnement. Guy Vautrin, professeur de Segpa (section d’enseignement général et professionnel adapté), présent au conseil de discipline, raconte qu’il n’a jamais vu ça. «Dans la lettre qui a provoqué la première inspection, on lui dit : "Vous avez 60 ans, vous vivez quelque chose de difficile, il faudrait que vous arrêtiez."» Pascal Carn, professeur d’économie, trouve «choquant qu’une inspection devienne une pièce à conviction pour un licenciement». Il estime que sa révocation serait injustifiée : «Ce n’est pas la meilleure prof du monde, pas la moins bonne non plus.»

Cet extrait d'article montre que la philosophie du PDV, "Pas de Vague" pour les néophytes, atteint un niveau, où les adjectifs pour la qualifier manquent, quels que soient les détails de l'affaire, que nous ne connaissons pas.

Article complet à lire dans "Libération"

http://www.liberation.fr/actualite/societe/327356.FR.php<...

GREVE du 22.05.2008

Communiqué de presse de la CSEN

 

Constatant l’inadmissible dégradation des conditions de travail des enseignants, la CSEN, avec tous ses syndicats (Autonomesup, SNALC, SNE, V.I.E.), appelle à la grève du 22 mai pour la défense de nos retraites et son système par répartition, en refusant catégoriquement le passage à 41 annuités de cotisation.

 

De la même façon, la CSEN réaffirme ses inquiétudes face à l'avenir et les réformes engagées sur le statut de la fonction publique.

 

Paris, le 20 mai 2008

 

19.05.2008

BACCALAUREAT

BACCALAUREAT :

 

 

MENACE SUR LES EPREUVES ANTICIPEES DE FRANÇAIS.

 

 

 

Le SNALC-CSEN, syndicat indépendant de tout parti politique, qui a protesté auprès du ministère de l’Education dès l’annonce du dispositif destiné à rallonger le troisième trimestre, tire, à nouveau, la sonnette d’alarme à propos des Epreuves Anticipées de Français 2008.

 

Dans de nombreuses académies, en effet, l’organisation mise en place par les administrations rectorales imposera aux professeurs de Français des conditions qui ne pourront que rendre extrêmement difficiles la correction de l’écrit et le déroulement des épreuves orales.

 

A Lyon, par exemple, les professeurs ne disposeront que de trois jours pour corriger 70 copies tout en préparant l’oral ; à Clermont-Ferrand, les enseignants seront astreints à faire passer les oraux durant cinq jours consécutifs à raison de 16 candidats par jour, avant de se mettre à la correction des copies dans un délai tout aussi restreint.

 

Outre le fait que ces dispositifs constituent une véritable agression à l’égard des professeurs, il n’est pas interdit de se demander s’il n’ont pas, pour finalité, de jeter le discrédit sur un examen que, pour des raisons économiques ou idéologiques, certains voudraient voir disparaître.

                                                                                                Paris, le 19 mai 2008

 

15.05.2008

D E ROBIEN II : LE RETOUR.

D E ROBIEN II : LE RETOUR.

Le SNALC-CSEN, second syndicat le plus représenté de l’enseignement secondaire, tient à exprimer sa très grande perplexité face aux annonces ministérielles relatives à la réouverture de la chasse aux décharges d’enseignement.

Le SNALC-CSEN croyait pourtant avoir entendu de la bouche même du Président de la République que les décrets De ROBIEN avaient été abrogés à la rentrée 2007/2008…. Il est, dès lors, parfaitement légitime de se demander pour quelle raison le gouvernement a cru bon d’initier une pause d’une année scolaire avant de procéder à une nouvelle baisse des conditions de rémunération des professeurs…

Le SNALC-CSEN constate, une fois de plus, que les personnels de l’Education semblent voués, à eux tous seuls, à éponger les déficits qui grèvent le budget de la Nation. Il est désormais clair que, derrière les effets d’annonce, l’actuelle majorité semble surtout désireuse d’assouvir une hostilité jamais démentie à l’égard d’un corps enseignant dont elle feint de méconnaître la dureté des conditions de travail.

Le SNALC-CSEN, qui a rejoint l’intersyndicale du second degré, se battra sans concession contre toute réforme qui conduirait, sous couvert de modernisation, à une nouvelle dégradation ainsi qu’à une nouvelle dénaturation de la mission des professeurs.

Paris, le 15 mai 2008

08.05.2008

LE TEMPS DES CERISES ET DES PROMESSES NON TENUES.

LE TEMPS DES CERISES ET DES PROMESSES NON TENUES.

Suite à l'échec des négociations relatives à la mise en place du bac professionnel en trois ans, le SNALC-CSEN, second syndicat le plus représenté chez les professeurs du second degré, a réuni ses instances nationales et académiques, ce jour.

Considérant que les dispositions relatives au lycée professionnel, les orientations concernant la modernisation du métier de professeur et la réforme annoncée du lycée s'inscrivent dans le droit fil des politiques antérieures en matière d'Education, le SNALC-CSEN ne peut que signifier à nouveau son refus.

Cet état de fait, aggravé par la transformation d'une multitude de postes en heures supplémentaires imposées, conduit à penser que la seule politique éducative du gouvernement se résume dorénavant à une politique d'économies budgétaires.

Le SNALC-CSEN déplore l'abandon d'une vision républicaine de l'Ecole au profit des seules concessions faites aux forces du pédagogisme.  Le « temps des cerises » ainsi devenu «temps des promesses non tenues », le SNALC-CSEN a déposé, ce jour, un préavis, appelant tous les professeurs à se joindre à la grève du 15 Mai 2008.

Paris le 7 mai 2008

Toutes les notes